Son
programme n'est pas encore complet, mais il s'attache à le diversifier et à l'enrichir. Il propose un gouvernement d'union nationale englobant l'ensemble des courants politiques démocratiques pour donner priorité au pragmatisme. Il veut aussi apporter quelques modifications à la Constitution pour, notamment, rééquilibrer le rapport entre l'exécutif et le législatif. Rachid Nekkaz veut donner plus de pouvoir aux parlementaires en rabaissant les conditions d'acceptation des propositions de lois. Il veut aussi changer le mode d'élection des députés : plus que cent députés élus au niveau national. Il se veut favorable à la proportionnelle à l'Assemblée nationale, et projette aussi de remplacer le financement des partis politiques par un remboursement plus systématique des campagnes. Il prône une démocratie électronique de proximité, soumettant au tirage au sort des conseillers municipaux parmi les inscrits aux listes électorales et favorisant l'acte citoyen par Internet, qui se généralisera au cours des dix prochaines années.
Mais le point culminant de son programme est la suppression de la fonction de président de la République. Il propose un président du Conseil des ministres qui conduirait la politique du pays avec le soutien de ses trois vice-présidents : l'un à l'activité (salariés), le second à la jeunesse (jeunes) et le dernier à la reconnaissance (retraités). Son président du Conseil des ministres nommera aussi cinq ministres : ministre de l'Intérieur, ministre des Affaires étrangères, ministre de la Justice, ministre de l'Economie et ministre de l'Economie. L'autre point essentiel est le rôle de soutien que doit jouer l'Etat envers ses citoyens : l'Etat se portera caution pour les locataires, l'Etat prêtera à taux zéro aux chômeurs et aux étudiants, l'Etat versera des bourses à tous les étudiants majeurs...
Il veut aussi aider la vie associative en facilitant les démarches associatives, regroupées sur Internet, et en centralisant les coordonnés des bénévoles libres. Il propose aussi le dépôt des plaintes sur Internet. Pour lutter contre le racisme, le candidat Nekkaz propose la création de juridictions régionales de lutte contre les discriminations, et d'un registre national du logement, où chaque citoyen pourra consulter les logements vacants et postuler d'un simple clic de souris. De plus, tous les Français disposeront d'un compte citoyen virtuel pour communiquer plus facilement avec les administrations. Bref, c'est le candidat du numérique et de la « démocratie participative », si chère à Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste.
Vidéo : Seconde partie du reportage de la Chaîne Parlementaire.